La Cité-Soleil est l'un des bidonvilles les plus importants de Port-au-Prince. D'une extrême pauvreté, il regroupe environ 400 000 habitants.
C'est là que Denis Puthiot, infirmier bénévole, fonde en 1982 avec l'appui de SOS Enfants une école
de rue, l'Ecole Mixte Saint-Alphonse dont l'objectif est d'offrir de véritables conditions de
scolarisation aux enfants les plus démunis du bidonville qui, sans cela, n'auraient pas eu accès au
système éducatif.
C'est la première école gratuite du bidonville.
Très vite, une cantine scolaire est ouverte, offrant un repas quotidien à ces enfants qui, bien souvent, ne prennent qu'un repas tous les deux ou trois jours ...
L'école se voit également adjoindre un dispensaire permettant un suivi médical des élèves et de leur famille, ainsi que des plus défavorisés du bidonville.
Depuis la création de cette école, des milliers d'élèves ont pu recevoir un enseignement adapté ainsi qu'une formation à un métier pour la majorité d'entre eux.
Actuellement, l'école dispose, d'une capacité d'accueil de 1000 enfants dans des locaux construits en dur avec la participation des habitants de la Cité Soleil.
Durant 15 ans, SOS Enfants a assuré la gestion de l'école, par l'intermédiaire de Denis Puthiot et d'un groupe de volontaires expatriés encadrant les professeurs Haïtiens.
Mais peu à peu, il a semblé souhaitable d'impliquer davantage les Haïtiens eux-mêmes dans cette gestion.
Nous avons ainsi suscité la création du CASA, Conseil d'Administration de Saint-Alphonse, constitué en majorité de parents d'élèves, de professeurs et surtout d'anciens élèves de l'école.
Cette équipe haïtienne a fait ses preuves depuis, assumant entièrement la direction et la gestion de l'école ainsi que de ses différentes structures.
Mais si l'autonomie administrative semble atteinte, il n'en est pas de même sur le plan des ressources financières.
SOS Enfants continue de soutenir l'école grâce aux dons des parrains et marraines qui se mobilisent pour la scolarisation de ces enfants de la Cité Soleil.
Il reste un effort à fournir pour assurer la cantine scolaire. Le faible budget de l'école ne permet pas, actuellement, de garantir le repas quotidien indispensable pour les enfants.